Service des Transmissions Magiques Analyses
Encyclopédie
Interviews
Gazette
La Gazette du Sorcier
Forum A propos Exclusif A la une Equipe Blog
5 Noises

Les acteurs et les fans rendent hommage à Alan Rickman

19 janvier 2016

JPEG - 94.6 ko

Le 14 janvier dernier, l’acteur Alan Rickman, interprète du personnage de Rogue, est décédé des suites d’un cancer à l’âge de 69 ans. De nombreux acteurs et professionnels du cinéma, ainsi que les fans, ont tenu à lui rendre hommage.

JK Rowling sur Twitter : "Je n’ai pas de mots pour exprimer à quel point je suis choquée et dévastée d’apprendre la mort d’Alan Rickman. C’était un acteur formidable et un homme merveilleux. Mes pensées vont avec Rima et le reste de la famille d’Alan. Nous avons tous perdu un grand talent. Ils ont perdu une part de leur cœur."

Rupert Grint : "Je suis dévasté d’apprendre la mort d’Alan Rickman. Je me sens privilégié d’avoir eu l’opportunité de travailler avec lui à de nombreuses occasions. Même s’il est parti, j’entendrai toujours sa voix."

Chris Rankin (Percy Weasley) : "Je viens d’apprendre la terrible nouvelle de la mort d’Alan Rickman. Complètement dévasté. Je n’ai rien d’autre à dire en cet instant."

Natalia Tena (Tonks) : "Je n’arrive pas à croire qu’Alan Rickman soit mort. Un acteur aussi incroyable, une grande perte. Repose en paix."

Katie Leung (Cho Chang) :"Une affreuse nouvelle. Lire des articles à son sujet me donne envie d’ETRE et de FAIRE mieux dans tous les domaines. Merci Monsieur. #RIPAlanRickman."

Warwick Davis : "Je suis profondément attristé d’apprendre la mort d’Alan Rickman. C’était un honneur de partager l’écran avec lui. #Marvin #Snape. Il nous manquera cruellement."

Jason Isaacs (Lucius Malefoy) : "Des nouvelles déchirantes à propos du merveilleux Alan. Personne d’autre ne pourra jamais être aussi hilarant, dramatique, terrifiant, et sincère en même temps. #RIPAlanRickman"

Devon Murray (Seamus Finnigan) : "Aujourd’hui un ami, un modèle, et une personne extraordinaire a perdu son combat. J’ai tant de bons souvenirs. #Always #RIPAlanRickman"

PNG - 261.4 ko

Bonnie Wright :" Alan. L’énergie qui se dégageait à chaque fois que tu arrivais sur le plateau. Tu étais une source d’inspiration pour chacun de nous. Repose en paix."

James Phelps (Fred Weasley) :" Je suis choquée et triste d’apprendre la mort d’Alan Rickman. Un des plus gentils acteurs que j’aie jamais rencontré. Mes pensées et mes prières vont vers sa famille en cet instant."

Oliver Phelps (George Weasley)  :"Terrible nouvelle que la mort d’Alan Rickman. Un homme drôle et passionnant qui a su mettre à l’aise un jeune acteur timide sur le tournage d’Harry Potter."

Robbie Jarvis (James Potter, OdP) :"Complètement écœuré d’appendre la mort d’Alan Rickman. Il n’était pas seulement un merveilleux acteur et un de mes héros, mais aussi un vrai gentleman."

Stephen Fry :" Quelles horribles nouvelles à propos d’Alan Rickman. Un homme d’un tel talent, et d’une telle présence sur scène et à l’écran. Il nous manquera terriblement."

Emma Thompson (Sybille Trelawney), amie de longue date de l’acteur avec qui elle a joué à de nombreuses reprises a déclaré à Newsweek :

"Alan était mon ami, [...], c’est difficile d’écrire cela car je viens de lui dire au-revoir.
Ce dont je me souviens le plus distinctement en ce moment douloureux des adieux, c’est son humour, son intelligence, sa sagesse, et sa gentillesse. L’intransigeance qui a fait de lui un grand artiste... sa sagesse cynique et ineffable, la lucidité avec laquelle il percevait les choses, y compris moi, et le fait qu’il a toujours été honnête avec ça, j’ai beaucoup appris de lui.
Il était le meilleur des acteurs et des réalisateurs. J’avais toujours hâte de voir ce qu’il allait faire de son visage la fois suivante. Je me considère comme très privilégiée d’avoir pu jouer avec lui à de si nombreuses reprises et d’avoir été dirigée par lui."

Emma Watson : "Je suis très triste d’apprendre la mort d’Alan aujourd’hui. Je me sens très chanceuse d’avoir pu travailler et passer du temps avec un homme et un acteur aussi exceptionnel. Nos conversations me manqueront énormément. Repose en paix. Nous t’aimons."

PNG - 542.5 ko

L’actrice lui a également rendu hommage dans un tweet accompagné d’une photo et d’une citation de l’acteur sur le féminisme, un combat qui tient particulièrement à cœur à Emma Watson : "Il n’y a rien de mal pour un homme d’être un féministe, je pense que c’est dans notre intérêt mutuel". Ce choix n’a cependant pas plu à certains de ses followers qui se sont empressés de l’attaquer, l’accusant d’instrumentaliser la mort de l’acteur pour défendre sa cause. L’actrice n’a pas réagi à ces accusations.

Daniel Radcliffe a posté un long message sur son compte Google+ :

« Alan Rickman est sans nul doute l’un des plus grands acteurs avec lesquels je pourrai jamais travailler. Il est aussi l’une des personnes les plus loyales et encourageantes que j’ai rencontré dans l’industrie du cinéma. Il m’a tant soutenu, sur le tournage de Harry Potter et par la suite. Je suis certain qu’il a vu chaque projet pour lequel je suis monté sur scène, tant à Londres qu’à New-York. Rien ne l’y obligeait. Je connais d’autres personnes qui furent ses amis bien plus longtemps que je ne l’ai été et elles disent toutes : "Si tu appelles Alan, qu’importe où il se trouve sur la planète ou à quel point son emploi du temps est chargé, il te répondra dans la journée".

Les gens se font des idées des acteurs en se basant sur leurs personnages ; ils pourraient être surpris d’apprendre que, contrairement à certains de ses rôles les plus austères (ou carrément effrayants), Alan était extrêmement gentil, généreux, drôle et capable d’autodérision. Et certaines choses prenaient, évidemment, une dimension encore plus comique lorsqu’il les énonçaient de sa voix unique de baryton.

En tant qu’acteur, il fut l’un des premiers adultes sur le tournage de Harry Potter à me traiter comme un égal plutôt que comme un enfant. Travailler à ses côtés, à cet âge où on apprend tout, fut incroyablement marquant. Les leçons qu’il m’a enseignées resteront avec moi pour le restant de ma vie et de ma carrière. Les plateaux de cinéma et les scènes de théâtre sont tous fortement appauvris par la disparition d’un si grand acteur et homme. »

Sean Biggerstaff, interprète d’Olivier Dubois, a partagé un Twitlonger émouvant évoquant sa longue amitié avec l’acteur :

"Alan Rickman.

En 1994, un petit idiot de onze ans est rentré dans une salle de répétition dans le Old Athenaeum de Glasgow et a été accueilli par le p*tain de Sheriff de Nottigham, d’une voix qui faisait trembler toute la pièce. Nous nous sommes assis et mon audition a commencé, avec la lecture d’un dialogue si brillamment écrit que tout ce que vous aviez besoin de faire, c’était de le lire d’une traite.

Je n’ai pas eu le rôle.

J’étais trop jeune.

Cependant, j’ai reçu une longue lettre manuscrite de Joyce Nettles, le directeur de casting qui me remerciait d’avoir auditionné et regrettait que ça n’ait pas marché pour moi. C’etait la première fois qu’une chose pareille m’arrivait. Je pense qu’Alan a eu quelque chose à voir avec ça.

Deux ans plus tard, il était de retour et cherchait à caster les mêmes rôles pour l’adaptation cinématographique de la même pièce. A présent, je n’étais plus trop jeune, et au cours de l’hiver 1996, j’ai passé deux mois (en dehors de l’école !) à East Neuk of Fife à faire un putain de bon film, réalisé par Alan Rickman, scénarisé par Sharman MacDonald, avec Emma Thompson dans le rôle principal, Seamus McGarvey à la photographie, etc... à travailler avec toutes sortes de gens brillants, dont certains d’entre eux sont devenus des amis et d’occasionnels collègues aujourd’hui. Une chance de malade.

Lorsque j’ai quitté l’école et voulu m’essayer à ce genre de carrière, Alan a organisé une rencontre avec son agent.
La première audition que cet agent a décroché pour moi était pour Harry Potter.

Lorsque je suis arrivé à Leavesden Studios pour la première fois et que j’ai rencontré David Heyman, il m’a dit qu’il venait juste d’avoir Alan au téléphone, qui lui avait dit à quel point j’étais merveilleux et qu’il serait fou de ne pas me prendre. Il m’a pris.

Lorsque nous sommes arrivés sur les plateaux, (Ce plateau. Ce putain de monde merveilleux tout droit sorti de l’esprit de Jo Rowling, auquel on avait donné vie, pour qu’on puisse y marcher, le toucher, et faire partie de ceux qui le feraient découvrir au monde entier) Alan m’a présenté à presque tous les grands acteurs britanniques dont j’avais entendu parler, en leur disant : "C’est mon gars".

Lorsque je lui ai dit à quel point j’avais apprécié la mise en scène de Private Lives dans laquelle il jouait, il nous a invité, mon meilleur ami et moi, à New-York pour un week-end pour revoir la pièce. Il nous a réservé des tickets pour des spectacles tous les soirs, ils nous a emmené faire du bateau, il nous a fait découvrir la Grosse Pomme.

Lorsque mon ami Donny a écrit une pièce dans laquelle il voulait me voir jouer, je l’ai envoyé à Alan, en espérant quelques conseils sur le meilleur endroit pour pouvoir la monter. Il l’a reçue alors qu’il montait dans un avion. Lorsqu’il a atterri, il m’a répondu. Il avait tout lu et l’avait adorée. Deux jours plus tard, on a reçu une copie imprimée de la pièce avec des tonnes de suggestions de modifications et de coupes, ainsi que des idées griffonnées par dessus, et une lettre de deux pages de compliments à l’égard de Donny et des conseils sur les meilleurs personnes à qui la proposer.

Il a fait la même chose pour les quatre versions suivantes. Ca. Ne. S’arrêtait. Jamais. En vingt ans, toutes mes interactions avec Alan ont ressemblé à ça. Il pouvait être pris dans une tournée de promotion mondiale, entre un show à Broadway et le tournage d’un film - avec de nombreux autres projets en tant qu’acteur, réalisateur, scénariste, membre du conseil d’administration et mentor omniprésent - si j’avais besoin de quelque chose, il consacrait immédiatement des heures entières à m’aider. ET, extraordinairement, je connais au moins une douzaine d’autres personnes qui avaient la même relation avec lui. Il était notre marraine la bonne fée. Il était le murmure dans la bonne oreille au bon moment. Il était le message rassurant lorsqu’il sentait, à juste titre, que nous en avions le plus besoin. Il était l’argent pour de nouveaux portraits, tapis, ou voyages dans les moments difficiles. Comment trouvait-il le temps, et encore plus la volonté, pour tout ça reste un mystère pour moi. Il était la personne la plus généreuse, sage, encourageante, talentueuse, charismatique et empathique que j’ai jamais connue.

La dernière fois que j’ai vu Alan, il venait de passer les dix jours précédents à l’hôpital, ce que j’ignorais. Il était sorti le matin même... et avait maintenu notre rendez-vous au théâtre. D’une certaine manière, je suis content qu’il y ait eu cet épisode terrifiant, car il m’a fait réalisé qu’il était un mortel fait de chair et de sang d’un certain âge, et qu’il ne serait sans doute pas toujours là. Lorsque nous nous sommes dit au revoir ce soir-là, je l’ai pris dans mes bras et je lui ai dit que je l’aimais, et aujourd’hui, je me réjouis de l’avoir fait.

Lundi matin, je commencerai les répétitions pour une nouvelle pièce. Ce sera la première fois depuis mes 13 ans que je m’engage dans un tel projet sans avoir la possibilité d’appeler Alan pour lui demander des conseils ou pour un peu de soutien moral, et je suis complètement terrifié. Je ne peux qu’espérer en avoir absorbé suffisamment pour être capable de gérer ça tout seul à partir de maintenant. Mais pour être honnête j’en doute...

Bonne nuit, Alan. Tu me manqueras tous les jours."

PNG - 1 Mo

Matthew Lewis a déclaré sur son Instagram : "J’étais aux studios Leavesden aujourd’hui quand j’ai appris la nouvelle. Alors que je rentrais dans la cantine, j’ai pensé à Alan en train de faire la queue pour prendre son déjeuner avec nous, pauvres mortels. Je me souviens de la caravane dans laquelle il m’a donné certains des meilleurs conseils que j’ai reçus à propos de cette profession de dingue que nous partageons. Etre de retour dans ces couloirs m’a rappelé beaucoup de choses, et je chérirai ces souvenirs toute ma vie. Il a inspiré ma carrière plus qu’il ne le saura jamais, il me manquera."

Evanna Lynch s’est elle exprimée via sa page Facebook :

Je n’ai pas beaucoup d’histoires à partager à propos d’Alan Rickman parce que, pour être honnête, il me terrifiait lorsqu’il incarnait Rogue, et je l’évitais tout au long du tournage des films. Mais je voulais tout de même partager nos brèves mais néanmoins mémorables rencontres. Il était sans doute le seul membre de l’équipe à être à la hauteur de mes attentes de fangirl, parce que tous les autres sortaient de leur personnage pour être gentil avec moi, pour faire en sorte que je me sente bien accueillie dans la grande famille potterienne, mais aussi pour être eux-mêmes, alors que lui restait toujours impassiblement Rogue.

Alors je supposais qu’il ETAIT Rogue, et me faisais toute petite à chaque fois qu’il passait à côté de moi dans ses grandes robes noires ténébreuses. Parmi ceux qui ne cherchaient pas à l’éviter, il y avait toute cette floppée d’enfants qu’il avait l’habitude d’emmener déjeuner avec lui à la cantine. C’était étrange de voir les acteurs adultes manger à la cantine, et encore plus étrange d’y voir Rogue entouré d’un groupe de petits garçons et de petites filles surexcités. On m’avait dit que c’était ses amis, et que NON, je n’étais pas autorisée à inviter autant de monde, aucun acteur ne l’était d’ailleurs, mais personne n’avait envie de devoir aller dire à Alan qu’il ne devrait pas inviter tous ses jeunes amis aux studios toutes les semaines.

Nous nous amusions tous de la vue de Rogue dans toute sa splendeur, avec ses vêtements noirs et son air de chauve-souris, assis au milieu d’un groupe d’enfants qui y étaient étrangement indifférents. Pour moi, ces visions fugaces de Rogue discutant aimablement avec des enfants était la seule chose qui m’indiquait qu’il y avait bien un Alan quelque part sous les apparences, et qu’il était en réalité très très gentil.

Ce n’est que quelques années plus tard que j’ai eu l’occasion de rencontrer le vrai Alan. C’était lors d’un dîner de charité et nous étions placés l’un à côté de l’autre. J’ai commencé à paniquer intérieurement, et j’ai même demandé à un autre invité s’il voulait s’asseoir à ma place ! Mais un des organisateurs a insisté pour que nous gardions les places que l’on nous avait attribuées, et je me suis préparée à la conversation la plus gênante de ma vie !

Je suis assise, et à ma grande surprise, il m’a accueilli chaleureusement, en m’appelant par mon prénom. Mon vrai nom ! Ca m’a tout de suite mis à l’aise, et après ça, j’aurai été heureuse qu’il feigne un soudain intérêt pour son assiette plutôt que d’échanger des banalités. Mais il a continué à me parler, m’a posé de nombreuses questions, et semblait sincèrement intéressé par mes passions et mes projets. La conversation s’est rapidement orientée vers la comédie, et à cette période-là, j’étais très stressée par la pression d’être déjà une actrice connue, et l’idée de manquer de temps pour faire des erreurs. J’étais consciente que l’on parlait de moi, alors j’essayais d’orienter la conversation vers lui, mais il voulait simplement m’aider. Il m’a dit qu’il n’avait pas su ce qu’il voulait faire après ses études, qu’il était d’abord allé dans une école d’art pour être graphiste et s’était dirigé vers la comédie quelques années plus tard, en postulant dans une école d’art dramatique. En tant qu’actrice déjà obligée de mentir sur son âge à 24 ans, ça me semblait dingue qu’Alan n’ait pu trouver sa vocation et commencer sa carrière d’acteur qu’à 26 ans et devenir... Alan Rickman.

Mais lorsque je lui ai dit que je craignais que si je ne parvenais pas à me trouver rapidement, je passerais à côté d’importantes opportunités qui ne se représenteraient jamais, il m’a simplement dit que je ne me focalisais pas sur les bonnes choses. Il m’a dit de ne pas m’inquiéter d’en arriver "là", mais plutôt de me préoccuper de nourrir mon âme et de suivre mon cœur, là où il m’emmènerait. Et il m’a donné le plus beau conseil de comédie que j’ai jamais reçu : "Les gens pensent qu’ils regardent ça", m’a-t-il dit en désignant son visage, "mais en réalité, ils regardent ça" et il a frappé son poing contre son cœur. Après le dîner, je l’ai remercié pour les conseils, mais pour une raison ou une autre, il a rejeté l’idée qu’il m’avait donné le moindre conseil (j’ignore pourquoi), mais quoi qu’il en soit, c’est quelque chose qui m’a profondément marqué, et m’a fait appréhender la vie de manière différente, m’a permis d’être plus en phase avec mon cœur, écouter et suivre son rythme et ses rêves, et abandonner ce besoin de contrôler ma vie.

Après cette rencontre, j’ai beaucoup pensé à lui et à quel point c’était une personne adorable, gentille, et généreuse. Pour quelqu’un d’aussi établi, sage, et admiré que lui, le plus beau cadeau que l’on peut donner à quelqu’un est une attention totale, une présence sur le moment. La plupart des gens de son envergure sont très occupés, et vous le font savoir. Vous commencez à leur parler et leur regard est déjà concentré sur un autre coin de la pièce, leurs doigts cherchent leur téléphone, qu’un million de gens plus intéressants assaillent de messages. Ils ne peuvent pas se permettre de vous consacrer leur temps précieux et leurs facultés mentales, alors la plupart du temps ils vous donnent un tout petit aperçu pour quelques petites minutes.

Mais Alan Rickman n’était pas du tout comme ça. Durant l’heure que j’ai passé assise avec lui, il a réussi à être entièrement présent, gentil, attentif et curieux envers quelqu’un qui se s’attendait pas ou qui n’espérait pas tant de sa part. Ca en dit beaucoup sur lui, à quel point il était gentil, et toute la discipline que ça devait lui demander de rester dans son personnage à ce point. Ca a dû être difficile d’incarner Rogue et de devoir s’éloigner de tout le monde. Ca a dû être difficile d’arrêter de sourire aux gens.

Et inconfortable de mettre les gens si mal à l’aise. Il n’y a pas beaucoup d’acteurs qui iraient à de telles extrémités pour l’intégrité de leur personnage. Il y a des raisons profondes et bouleversantes qui expliquent pourquoi Rogue ne sourit jamais, pourquoi il est si solitaire et l’adulte le plus emo qui soit. J’apprécie énormément le fait qu’il se souciait à ce point de son personnage, qu’il n’ait pas écarté Harry Potter comme étant un "film pour enfants", un boulot facile et un salaire confortable. Il aimait et honorait Rogue comme le méritent tous ces personnages que l’on adore, et il a apporté cette authenticité à l’univers d’Harry Potter.

Je n’arrive pas à croire qu’il n’est plus là. D’une certaine manière, je pense toujours que les acteurs sont immortels, tout comme les personnages qu’ils incarnent, mais ils finissent par nous quitter. S’il vous plaît, honorez sa mémoire et ce qu’il nous a donné en parlant de lui, partageant des histoires, et en continuant de célébrer son héritage afin qu’il reste, comme nous aimons le dire, "pour toujours".

PNG - 906.1 ko

Les fans ont également été nombreux à rendre hommage à l’acteur. Des rassemblements ont été organisés au parc Universal d’Orlando, où on a pu voir de nombreux fans lever leur baguette à la mémoire de l’acteur. Des roses ont également été déposées devant le bureau de Rogue à l’intérieur du château, et un unique lys (lily en anglais) a été laissé devant la salle de potions.

A Londres, le chariot à côté de la boutique 9 3/4 de King’s Cross a été transformé en mémorial, tandis qu’une plaque commémorative a été installée dans la salle des baguettes du Studio Tour.


Mots-clef de l'article :

Copyright © 2000-2017 La Gazette du Sorcier
Les documents du site sont placés sous licence Creative Commons (by-nd-nc).
Anciennement www.chez.com/harrypotter
Anciennement www.aidepc.net/harrypotter

La Gazette du Sorcier est auditée par :