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Les thèmes de la saga

14 novembre 2004

Malgré les informations capitales que sont les noms de trois des chapitres du tome VI de la saga, livrées par J.K. Rowling en tant que cadeau d’Halloween via son site officiel et sa désormais célébrissime porte, j’ai décidé de ne pas parler de ??Harry Potter et le Prince au Sang Mêlé’’ aujourd’hui, n’ayez crainte j’y reviendrais très prochainement dans un article qui lui sera entièrement consacré !
En fait, j’ai le plan d’un article qui me tient à c ?ur depuis cet été, et je me suis enfin décidé à le rédiger. Cet article porte sur les différents thèmes évoqués par J.K.R. dans sa saga.
Il y existe en effet des sujets importants que l’on peut deviner en lisant à travers les lignes, cela nécessite parfois plusieurs relectures mais on s’aperçoit en fin de compte que derrière son monde magique, J.K.R. dépeint avec une extrême justesse des thèmes plus ou moins graves qui expliquent également le succès rencontré par les cinq premiers tomes des aventures de Harry.
Bien sûr, chacun trouvera midi à sa porte, mais voici mes réflexions personnelles sur tous ces thèmes que je reprendrais, pour plus de facilité, tome par tome.

Premier tome : Harry Potter et la Pierre Philosophale :

- Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir :
Pour Harry, nous sommes tous bien d’accord, partir à Poudlard est une bénédiction après les affreuses années passées auprès des Dursley. Là-bas, il découvrira un monde enchanteur, et pas seulement au sens littéral du terme, il se fera des amis, il ne sera plus maltraité par son affreux cousin, il vivra les plus beaux moments de sa vie...
J.K.R. veut sûrement nous montrer par là qu’il ne faut jamais désespérer de rien. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir, elle aussi a vécu des moments plutôt sombres mais regardez où elle en est maintenant... De plus, elle a déclaré à plusieurs reprises qu’elle croyait à la magie dans le sens où des choses extraordinaires peuvent arriver aux gens qui en ont le plus besoin, Harry n’en est-il pas l’exemple parfait ?

- La magie existe...
Le château de Poudlard est une échappatoire pour Harry, mais pour J.K.R., c’est aussi une métaphore représentant un monde d’imaginaire dans lequel chaque enfant peut se réfugier en ouvrant un livre. La magie produite à Poudlard est bien comparable à celle produite par notre imagination !
Et J.K.R. le dit, ce qu’elle trouve magique dans ses livres, c’est qu’ils fassent lire tant d’enfants qui n’en avaient pas l’habitude et qui y ont pris goût grâce à Harry Potter.

- La mort :
Derrière le côté en apparence enfantin de ce premier tome, se cache toute une réflexion sur la mort. Est-il bon de vouloir devenir immortel ? Mourir est-elle une bonne chose ? Tels sont les deux problèmes posés par la Pierre Philosophale. Finalement Nicolas Flamel et sa femme choisiront de s’en aller.
Voldemort, lui, qui est obnubilé par sa quête de l’immortalité et qui considère qu’il n’y a rien de pire que la mort ne perd-il pas sa vie ? Je m’explique, ne devrait-il pas profiter de la vie au lieu de tenter de la prolonger à tout prix quitte à passer à côté ?
Cette réflexion est aussi réfléchie (et c’est le cas de le dire) par l’histoire du miroir, faut-il s’arrêter de vivre quitte à devenir fou après la mort d’êtres chers ? Cependant, je ne pense pas que c’est ce que J.K.R. a tenté de nous communiquer avec ce passage, elle voulait sûrement plus nous montrer à quel point le cœur de Harry était pur, chose qui se révélera importante pour la suite.

- Ensemble, c’est mieux :
Au cours du premier tome, et essentiellement à la fin dans la course pour trouver la Pierre Philosophale, Harry va découvrir à quel point le fait d’être ensemble pour affronter une épreuve aide à la surmonter, à quel pont les avantages de chacun sont utiles, en gros, que l’union fait la force. Le courage de Harry allié à l’intelligence de Hermione et la clairvoyance d’esprit de Ron les mènera d’ailleurs au succès. Ce thème sera repris dans les tomes suivants, où Harry sera la plupart du temps accompagné de ses amis pour les moments difficiles.

- L’amour la plus grande force qui soit :
Déjà dans le tome I, J.K.R. met en place une valeur fondamentale de la saga, l’amour et la pureté du cœur viennent à bout du mal. Harry, tout jeune sorcier, va sortir victorieux d’une rencontre avec l’assassin de ses parents, non pas grâce à de grandes compétences mais grâce à l’amour, celui que sa mère lui a prouvé par son sacrifice mais aussi celui dont il est nourri à Poudlard.

Second tome : Harry Potter et la Chambre des Secrets :

- L’amitié, il n’y a que ça de vrai !
Dans ce tome, l’amitié prend tout son sens et les valeurs qui l’accompagnent comme la confiance, le respect ou bien encore le soutien aussi...
Ron n’hésite pas à lever sa baguette sur Malefoy après que celui-ci ait insulté Hermione, Harry a confiance en Hagrid, et en plus de ne pas croire en sa culpabilité dans la sombre affaire de la Chambre des Secrets, il suivra ses conseils et s’aventurera dans la forêt. Enfin, le trio continue à aborder les épreuves en étant uni.

- Ne jamais se fier aux apparences :
Avec le tome II, J.K.R. cherche à nous démontrer que le mal peut se cacher partout et qu’il ne faut jamais se fier aux apparences. Qui aurait crût qu’un simple journal intime pouvait être tant destructeur ou qu’une collégienne de onze ans pouvait commettre des horreurs ? A côté de ça, il était évident aux yeux d’une infinité de personne qu’un demi géant était forcément un monstre !

- L’esclavage...
J.K.R. nous fait découvrir à travers le personnage de Dobby, l’elfe de maison, l’esclavage chez les sorciers. Les maltraitances et l’exploitation dont ils font l’objet révolteront d’ailleurs Hermione plus tard, mais nous-y reviendrons.

- Le racisme :
A travers l’insulte de Drago à Hermione qui aurait pu sembler presque anodine, c’est tout le problème du racisme que pose J.K.R., en fait plus que de simplement poser ce problème, elle le condamne. Toutes ces histoires de ‘‘sang purs’’ et de ‘‘sang de bourbe’’ ne sont qu’une métaphore pour décrire la façon dont certaines personnes traitent les étrangers, que ce soit durant la Seconde Guerre Mondiale vis-à-vis des juifs mais encore également aujourd’hui.

- L’importance des choix que l’on fait :
A la fin du tome II, Dumbledore livre cette réflexion à Harry :
« Ce sont nos choix, Harry, qui montrent ce que nous sommes vraiment, beaucoup plus que nos aptitudes. »
Et cette citation est très importante, J.K.R. veut nous prouver par là l’importance des choix que l’on fait et de la façon dont on se comporte, et pour Harry, ces choix vont devenir de plus en plus dur, il va devoir au fil des tomes apprendre à choisir entre ce qui est bien et ce qui facile et à réfléchir avant d’agir.

Troisième tome : Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban :

- La dépression :
Si J.K.R. a créé les détraqueurs, c’est pour exorciser la longue traversée du tunnel qu’elle a connue. En rencontrant ces êtres aussi étranges que maléfiques, Harry va être replongé dans les pires souvenirs de sa vie et va avoir l’impression qu’il ne connaîtra jamais plus le bonheur. Ces sensations atroces, J.K.R. les a vécues et peut donc nous en parler mieux que personne, en relatant ces passages du tome III d’une manière très juste.

- Vaincre nos peurs : Riddikulus !
Dans le livre et encore plus dans le film, à travers la séquence du Riddikulus, J.K.R. nous donne un moyen infaillible de contrer nos peurs, de les exorciser, et ce moyen, c’est le rire, la dérision. Il ne faut pas se laisser envahir par nos peurs mais s’en moquer et les affronter afin d’en sortir plus fort.

- Les hommes et leurs handicaps :
Dans ‘‘Le Prisonnier d’Azkaban’’, J.K.R. introduit deux personnages complètement brisés moralement, l’un d’avoir été condamné pour un crime qu’il n’a pas commis et l’autre à cause d’un handicap qui le coupe de la société. A cause de ces fardeaux, ils ne peuvent pas vivre normalement et surtout ils ne peuvent faire leur chemin comme tout le monde.
Malgré que Lupin soit un professeur dont les méthodes font leurs preuves et qu’il soit très apprécié par la majorité des élèves, le fait qu’il soit un loup-garou le discrédite totalement aux yeux des parents...

- Conséquence de nos actions :
En utilisant le retourneur de temps, Hermione se Harry se rendent compte à quel point les actions que l’on fait ont une conséquence immuable dans l’avenir.
Tout ce que l’on fait, la façon dont l’on agit est extrêmement importante, et l’aventure du retourneur de temps a pour but de nous le prouver.

- La peine de mort :
Dans ce troisième tome, nous nous trouvons face à deux cas où la justice décide une condamnation à mort et dans ces deux cas, il y a deux innocents.
J.K.R. dont les livres sont très populaires aux Etats-Unis, là où la peine de mort est encore en vigueur, cherche sûrement à faire évoluer les mentalités : Doit-on appliquer systématiquement la loi du Talion, œil pour œil, dent pour dent ? Doit-on condamner des hommes dont la culpabilité n’a pas été clairement démontrée et qui clament leur innocence ?

Quatrième tome : Harry Potter et la Coupe de Feu :

- L’apparence ne fait pas tout !
Ce quatrième tome marque le début des flirts et des amours... Et quand Ron parle d’amour, il faut s’accrocher, pour lui, tout est question d’apparence. Hermione, elle, a compris l’essentiel, que ce compte ce qu’il y a à l’intérieur et non pas à l’extérieur. La personnalité est nettement plus importante que le paraître. Heureusement !

- L’esclavage :
Dans le tome IV, nous assistons aux débuts de la Société d’Aide à la Libération des Elfes de maisons. Hermione a l’âge où l’on veut changer le monde, dans la forme, on ne peut pas toujours lui donner raison mais sur le fond, si !
A travers les elfes, J.K.R. traite de l’esclavagisme qui fut durant de nombreux siècles considéré comme normal et qui se pratique encore aujourd’hui sous des formes différentes. La grande question posée dans la saga à ce sujet est : Doit-on rendre les elfes libres et leur accorder des droits, un salaire... comme tout le monde ? Même si la réponse paraît de nos jours évidente, elle était loin de l’être autrefois...

- L’union permet la paix :
Dans ‘‘La Coupe de Feu’’, nous découvrons de nouvelles écoles de sorcellerie venues d’un peu partout. Dumbledore explique que cette rencontre a pour but de renforcer les liens entre les différents pays.
J.K.R. veut nous le faire comprendre à nous aussi, pour avoir la paix sur Terre, il faut que toutes les nations s’unissent, oublient leurs différents et acceptent de vivre ensemble. Tout cela reste très théorique mais ce serait la méthode parfaite pour obtenir un monde meilleur.

- L’important, c’est de participer :
Ron a décidemment tout faux dans ce tome, quoiqu’il en dise, l’important dans ce Tournoi des Trois Sorciers n’est pas de gagner. Bien sûr la victoire est belle, mais ne vivre que pour la victoire peut faire rater bien des choses. L’aspect humain de cette compétition extraordinaire.

- Vigilance Constante !
J.K.R. continue sur le thème des apparences, mais cette fois-ci, un seul mot d’ordre Vigilance Constante !
Cependant, nous voyons aussi à quel point la vigilance et la méfiance peuvent également s’avérer nocives et conduire à une certaine forme de paranoïa comme dans le cas du professeur Maugrey Fol Œil.

Cinquième tome :

- La lutte pour le pouvoir :
S’il y a un sujet phare dans ce tome V, c’est bien entendu, celui-ci, le pouvoir, la politique, les manipulations, la corruption, j’en passe et des meilleures.
La façon dont agit Cornélius Fudge exprime bien tout cela. La façon dont il s’est servi de la Gazette du Sorcier pour discréditer tout ce que pouvait dire Dumbledore et Harry en les faisant respectivement passer pour un vieux sénile et pour un fou.
Il y a aussi la façon dont cette chère Dolorès Ombrage prend le pouvoir de Poudlard en s’appuyant sur le Ministère.
Bref, la politique a la part belle dans ce tome où J.K.R. dépeint un système politique avec ses failles et ses abus.

- La fontaine et ses mensonges :
Dans l’un des temps fort de l’Ordre du Phénix que constitue le chapitre ‘‘ La prophétie perdue’’ avec toutes ses révélations, Dumbledore lâche cette citation :
« L’indifférence, la négligence, font parfois beaucoup plus de dégâts que l’hostilité déclarée. La fontaine que nous avons détruite cette nuit racontait un mensonge. Nous les sorciers avons maltraité trop longtemps les êtres qui nous sont proches et nous récoltons aujourd’hui ce que nous avons semé. »
Pour résumer, le mensonge raconté par la fontaine était celui que les sorciers étaient supérieurs à tous les autres, aux créatures magiques ainsi qu’à tous les êtres vivants qui devaient leur être soumis. On est loin de la belle devise ‘‘Liberté, Egalité, Fraternité’’. Dans notre société aussi il y a beaucoup trop de laissés pour compte, et ceux-là peuvent se révolter d’une façon ou d’une autre, ne serait-ce qu’en allant voter contre un gouvernement qu’ils jugent abusif...

- Les drogues :
Dans le tome V, J.K.R. condamne la prise de drogue et autres substances stupéfiantes. Elle en parle au moment des examens dans le chapitre ‘‘B.U.S.E.’’ à travers le personnage de Hermione qui explique à Ron que les substances stupéfiantes qu’il veut prendre comme la griffe de dragon en poudre sont en fait composée de crottes de Doxys séchées et qu’elles sont nocives pour la santé.

- La mort et ses conséquences :
Le gros bouleversement du tome V, c’est bien sûr, la mort de la personne que vous connaissez et dont je tairais le nom pour ceux qui ne l’ont pas encore lu (je doute qu’il y en existe encore mais bon...). Bref, ce décès fait beaucoup réfléchir Harry, la façon dont J.K.R. nous le décrit est vraiment très personnelle et montre bien à quel point la période où l’on fait son deuil est compliquée, pour preuve, cette petite phrase :
« Il ne savait plus très bien s’il avait ou non envie de voir des gens. Chaque fois qu’il se trouvait avec quelqu’un, il préférait s’en aller, et dès qu’il était seul, il recherchait un peu de compagnie. »

Thème récurrent à toute la saga :

- La lutte du Bien contre le Mal :
Toute la saga tourne autour de ce thème central, la bataille du Bien contre le Mal. Rien n’y est facile, rien n’est tout blanc, ni tout noir.
Ici, la magie n’est guère importante, à différentes échelles selon l’endroit dans lequel on vit, cette lutte du Bien contre le Mal, constitue souvent un combat quotidien et J.K.R. l’illustre parfaitement dans ses livres. Il y a les petits conflits internes au sein de Poudlard et puis cette guerre qui est sur le point d’exploser et de causer nombre de ravages.

Je crois que j’ai tout dit pour cet article, j’espère ne pas avoir été trop confus et que vous avez pris plaisir à le lire, je vous retrouve très bientôt pour faire le point sur le tome VI.

Tom

PS :

J’ai regardé il y a de cela quelques jours le livre d’or de la gazette et je tiens à vous remercier pour tous les messages positifs que vous y mettez à propos de ce que j’écris, ça ne m’encourage qu’à continuer...


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