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Potterafter : Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Harper Lee

20 mars 2017

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur est un roman écrit en 1960, et ayant reçu un prix Pulitzer l’année suivante. Il est aujourd’hui un incontournable de la littérature anglophone. J’ai eu un grand coup de cœur pour ce roman, aussi ai-je décidé de vous en parler.

De quoi parle le livre ?

La jeune Jean Louise Finch, surnommée Scout, raconte son enfance avec son frère Jeremy (Jem) et son père Atticus, avocat. Ils vivent à Maycomb, dans le sud ségrégationniste des États-Unis. Les enfants sont intrigués et effrayés par un de leur voisin, Boo Radley, qui ne sort jamais de chez lui et que personne n’a jamais vu. Mais leur intérêt pour le monde des adultes va s’étendre plus loin que la maison de leur voisin, quand Atticus, leur père, est désigné avocat commis d’office pour défendre un homme noir accusé du viol d’une femme blanche.

Un roman philosophique

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"Tu ne comprendras jamais une personne tant que tu n’envisageras pas la situation de son point de vue."

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur est un roman léger, même s’il aborde des thèmes graves comme le viol et le racisme : certains passages m’ont fait beaucoup rire, surtout grâce à la jeune narratrice. Le livre date de 1960, et pourtant les problématiques sont très actuelles. Harper Lee est très critique sur l’usage des armes à feu, la place des femmes, le colonialisme… Je me suis arrêtée sur de nombreux passages tant ils invitaient à une profonde réflexion sur la société. J’ai relevée par exemple cette réflexion sur la religion : « Parfois, la Bible est plus dangereuse dans les mains d’un homme qu’une bouteille de whisky dans celles de ton père. » comme l’explique la voisine de Scout à celle-ci, pour lui monter les dangers de certains religieux.
Chaque habitant de la ville de Maycomb à ses spécificités qui permettent à la petite fille d’en comprendre un peu plus sur la complexité des êtres humains, et nous avec.

Un livre pour les fans d’Harry Potter

Si je vous parle de ce roman ici, c’est parce que je suis convaincue qu’il plaira à des fans d’Harry Potter. Tout d’abord, JK Rowling elle-même recommande l’ouvrage, ce qui mettra du poids dans ma tentative de persuasion.

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Tout comme la saga du sorcier, le livre est raconté par le point de vue d’enfants. Il permet un regard très réflexif sur les adultes : Scout se demande pourquoi le monde est ainsi, pourquoi elle n’est pas traitée comme son frère, pourquoi les gens insultent son père qui défend un noir, pourquoi sa tante ne veut pas qu’elle passe du temps avec sa servante noire… À de nombreuses reprises, les adultes ne savent pas répondre, et lui dise qu’elle est trop petite pour comprendre. Un argument trop souvent donné à Harry par les adultes qui ne savent en réalité pas vraiment pourquoi les choses sont telles qu’elles le sont.
Je rapproche également beaucoup de personnage des deux histoires. La voisine de Scout, Miss Maudie, est un des rares adultes à prendre au sérieux les interrogations de l’enfant et à tenter de lui expliquer le monde, tout comme Sirius avec Harry. Leur père, Atticus, est semblable à Dumbledore. Il a une vision toute particulière de l’éducation qui doit être faite à des enfants, et sait qu’il en apprendra autant d’eux que lui leur apprendra.

Harry Potter et Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur sont des livres communément reconnus pour transmettre des valeurs de tolérance, d’empathie, et de courage. Ce sont des lectures qui déclenchent des réflexions bien plus larges sur la société, tout en nous coupant le souffle avec une histoire palpitante, et un final haletant.

J’espère vous avoir donné envie de lire ce fabuleux roman, et je termine par une citation de Scout : « Jusqu’au jour où j’eus peur d’en être privée, je ne m’étais jamais rendue compte que j’aimais lire. Pense-t-on que l’on aime respirer ? »

P.S. : une adaptation cinématographique a été réalisée en 1962 avec Gregory Peck dans le rôle d’Atticus Finch. Je ne l’ai pas vue, mais j’en ai entendu le plus grand bien.

À noter également : Harper Lee n’écrira plus jamais de livres suite à celui-ci. Cependant a été publié en 2015 Va et poste une sentinelle, une histoire qui se passe 20 ans après les événements du livre mais que l’autrice avait écrit avant Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur. À en lire les critiques, épargnez vous la lecture...

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