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Quarts de finale : seconde partie

3 août 2006

Ce troisième quart de finale était fort prometteur. La dernière fois que la France et l’Angleterre s’étaient affrontées, c’était en finale de la Coupe du Monde 2002. L’Angleterre avait gagné 310-160, remportant sa 43ème Coupe du Monde. Avec 27 victoires au compteur, les Français ont moins de titres, et surtout, ils n’ont pas gagné la Coupe du Monde depuis 1962. Christelle Gorin, capitaine depuis peu, rêvait donc de faire vivre aux supporters français les mêmes sensations que l’équipe de Léonard Lafarge dans les années 60.

C’est l’Indonésien Hyunchul Kalla qu’on avait chargé d’arbitrer ce match entre deux poinds-lourds du Quidditch. Des rumeurs circulent selon lesquelles Kalla serait pressenti pour remplacer Hassan Mostafa à la présidence de l’Association internationale de Quidditch - à 84 ans, ce dernier approche de l’âge de la retraite. La pression était donc importante pour l’arbitre, qui se devait de faire bonne impression et de faire régner le calme sur le terrain.

Les deux équipes ayant peiné en huitièmes de finale, les bookmakers étaient loin d’être tous d’accord sur les chances de l’un et l’autre pays. Dans l’ensemble, l’Angleterre partait légèrement favorite, grâce à son expérience et au public majoritairement en sa faveur.

Après le lâcher des balles, les deux équipes ont commencé par s’observer. Ne voulant pas prendre trop de risques au début, les six Poursuiveurs ont joué lentement, cherchant à comprendre la stratégie de leurs adversaires. Et puis tout est allé très vite : l’Attrapeur Peter Harvey a foncé vers les buts anglais, non pas parce qu’il avait vu le Vif, mais comme une sorte de signal. Aussitôt, York, Wakefield et Branch ont foncé sur les buts de François Barbot, pendant que Darch et Etherington lançaient les deux Cognards pour leur libérer le passage. Cette attaque était totalement imprévue, et montrait une telle coordination de toute l’équipe, que les Français n’ont rien pu faire. 10-0 pour l’Angleterre.

La phase d’observation était terminée, et les Français ont eu tôt fait de riposter, usant avec bonheur de passes en longueur, technique qu’ils avaient apparemment réservée pour leur match contre l’Angleterre. Hyunchul Kalla a dû se tordre le cou pour pouvoir suivre la balle des yeux, mais il était prêt à sacrifier sa santé pour être sûr de ne pas manquer de faute. Cela suffisait d’ailleurs à maintenir le calme sur le terrain : conscients d’être observés, les joueurs ne se laissaient pas aller, alors que la tension était visible, notamment entre les capitaines Etherington et Gorin, qui s’étaient déjà affrontés en finale de la Coupe d’Europe des clubs en mars dernier (Tapesouafles de Quiberon - Tornades de Tutshill).

Après deux heures trente de jeu, la France menait 170 à 140, et il a commencé à pleuvoir. D’un même geste, les deux capitaines ont demandé un hors-jeu, le temps que les joueurs s’équipent contre la pluie à l’aide de divers sorts d’Imperméabilité. Mais pressées d’en découdre, les deux équipes ont repris le jeu moins de cinq minutes plus tard, laissant à peine au public le temps d’ouvrir les parapluies (depuis les incidents du match Australie-Allemagne, les membres du public n’ont plus de droit d’utiliser leurs baguettes).

Les Anglais, qui étaient venus s’entraîner dans la région, étaient habitués aux vents très particuliers qui peuvent toucher Cap-Malin, et ont donc réussi à reprendre la tête : 310 à 280 après trois heures quarante. Mais Jean-Marc Perrachon, qui joue aux Crécerelles de Kenmare, y était encore plus habitué qu’eux. Lorsque le Vif d’Or est apparu, Peter Harvey et Perrachon l’ont aperçu en même temps, mais Perrachon a mieux réussi à prédire sa trajectoire, et s’en est emparé, remportant le match par un score de 430 à 310.

La Bulgarie, finaliste en 1994 et victorieuse en 1998, n’a pas fait très bonne impression depuis le départ de Krum en 2000. Mais depuis l’arrivée du jeune Komarev, l’équipe semble remotivée, et prête à renouveler l’exploit de 1998. L’Ouganda, lui, est abonné aux phases finales, mais n’a encore jamais remporté la Coupe. C’était la première fois que ces deux équipes s’affrontaient.

La Bulgarie a mal commencé. Après leur succès facile contre le Sénégal en poule, les Bulgares ont voulu reprendre la même stratégie. Mais à la différence des Sénégalais, les Ougandais ont une contre-attaque très puissante, et Luka Avgustinova a dû faire des pirouettes pour maintenir le score vierge. Après s’être fait voler le Souafle quatre fois, Komarev a gagné en humilité, et s’est appliqué à avoir un jeu plus subtil. C’est là qu’on a compris pourquoi il était la coqueluche des journaux bulgares : sa compréhension du jeu de ses coéquipiers est hors du commun. Lorsqu’ils ont la balle, il sait quelle direction ils vont prendre, et se place en conséquence ; lorsque c’est lui qui l’a, il n’a pas besoin de regarder pour savoir où ils sont, et peut leur faire une passe les yeux fermés (ce qu’il a d’ailleurs fait une fois - sans doute pour impressionner la gardienne Miria Bwanika, qui n’a pas pour autant semblé sensible à ses charmes).

Avec un tel joueur, il n’est pas étonnant que la Bulgarie mène 120 à 40 au bout d’une heure de jeu. Kossev a attrapé le Vif à l’instant où Komarev marquait un but supplémentaire, qualifiant la Bulgarie par 280 à 40.

Les demi-finales seront donc entièrement européennes : France-Irlande et Bulgarie-Norvège.


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